Notre président kidnappé ?

Notre président éternel as-t’il été kidnappé ? Une photo récente nous prouve qu’il a été relâche faute de paiement de la rançon. On a retrouvé notre vénérable timonier éternel devant une vigne, ce qui prouve que c’est bien lui ! (Photo Thierry W de Wallonie.)

La mésaventure de Bernard

Bernard, heureux propriétaire d’une Ural neuve, un week-end de septembre (la veille du 11/09/2006) décide de faire un petit tour dans le Forez avec son épouse, pour roder sa machine, quoi de mieux que les routes sinueuses de montagnes.

Malheureusement au détour d’une courbe à droite et à faible allure (30 Kms/h) la machine ,sur un coup de frein de l’avant, est partie tout droit ! une chute dans le talus d’une dizaine de mètres. Les deux occupants de la moto ont été éjectés, l’attelage est parti en tonneaux et s’est immobilisé dans un pré plus loin.
La femme de Bernard a eu beaucoup de chance, sa tête est passée à quelque cm d’ une grosse pierre qui se trouvait sur leur trajectoire ainsi q’un arbre.

Heureusement l’accident a eu lieu dans un village, ils ont été très rapidement secourus par des habitants de la maison en face du virage. La moto a beaucoup souffert de la chute, la femme de Bernard a séjourné deux jours à l’Hôpital et souffre de diverses contusions. Bernard lui est indemne.

L’accident aurait pu être plus dramatique, au regard de la dénivellation du pré en contrebas et des divers obstacles sur leur trajectoire. Je ne connais pas Bernard et aurais aimé le rencontrer dans d’autres circonstances, il réside dans ma région, un Ouraliste dans le Forez ne passe pas inaperçu !

Mais je me permets de parler de cette aventure, avec l’accord de Bernard, il tient à faire passer un message aux futurs propriétaires d’attelages Russe et autre. « Faite gaffe les gars, un side-car ne se pilote pas aussi facilement. Il y a un minimum d’apprentissage. Aussi les pilotes plus expérimentés doivent être sur leurs gardes en permanence .A rajouter également que je connais un individu ,prés de chez moi , qui a mis la « cabane sur le chien » en parcourant seulement quelques mètres.. cela peut rassurer Bernard.

La machine a été rapatriée chez Daniel Meurine grand spécialiste de machine exotique ! Il y a beaucoup de machines Anglaises genre Vincent.

Bernard est un battant, il ne désire pas rester sur un échec, la moto sera réparée, ou changée. Et viendra j’espère grossir rapidement les rangs de l’amicale ! je souhaite un bon rétablissement à son épouse.

L’aventure de Bernard m’a permis d’aller chez Daniel dit Jivaro. Il restaure une magnifique Vincent

Les abords de son atelier sont terribles : des motos partout !

Réflexions judicieuses de membres de la liste dnepr ural

Fred a écrit :

La conduite d’une side reste totalement…heu…asymétriques ! Trèves de plaisanterie, j’ai moi aussi débuté la conduite d’un side sur mon Oural toute neuve, et j’ai roulé au moins 1000 km seul avec le panier lesté de 4 gros sacs de patates avant d’oser prendre un passager.
Effectivement, je me suis rapidement aperçu que 30 km/h dans un virage à droite, ça pouvait déjà être trop vite… Alors si en plus on tire sur le frein avant (qui est un double cames à effet auto serrant), tout peut arriver !
Alors comment faire pour survivre avant d’avoir acquis une confortable expérience ?
– Anticiper toujours et encore.
– Laisser une confortable distance de sécurité en suivant un autre véhicule (du genre « j’ai pas besoin de freiner, il suffit de couper les gaz »).
– Toujours freiner de l’arrière en priorité.
– Ne pas hésiter à passer « au pas  » dans les virages « aveugles ».
– Ne jamais prendre le side lorsqu’on est « pressé »….l’Oural c’est réservé à la ballade 😉
Cordialement Ouraliste
Fred

Denis à écrit :

Salut à tous
Pas trop de problème pour mon baptême en Oural, à part un terre-plein traversé suite à un virage à droite un peu trop rapide . Ce dont je me méfie le plus, ce sont les grands rond-points où ça roule vite . On essaye de suivre le rythme et ça se gâte lorsqu’il s’agit de sortir de ce rond-point, pressé par les nombreux véhicules circulant à cet endroit et qui vous colle aux fesses . En général, les automobilistes prennent leurs distances ou doublent lorsqu’ils vous voient sur deux-roues et essayant de garder le cap .
Pour le reste, anticiper, anticiper, anticiper .
Denis

Avec l’aimable autorisation de Gérald, texte extrait du site cj750.free.fr page:Technologie

CONDUITE – Virages
Les CJ750 sont majoritairement produits avec fourche télescopique (la fourche à balancier étant une option assez récente), ce qui rend le virage à droite un peu délicat…
Indéniablement la pratique du virage en side requiert un certain entraînement, pour apprendre à maîtriser (voire se servir) de la roue du panier qui se lève lors des virages à droite.
Tout le monde a bien en tête que la conduite « SIDE » et radicalement différente de la conduite « SOLO » : En mode « SIDE » on tire le guidon du côté où l’on veut tourner. Inversement, en mode « SOLO », on repousse le guidon du côté où l’on veut tourner… Important !
Les virages à droites se prennent plus lentement que les virages à gauche.
Pour les virages à droite, décélérer avant l’entrée du virage, puis ré-accélérer après la moitié (estimée) du virage.
Pour les virages à gauche, décélérer en entrée de virage.
Bien entendu accélérations et décélérations doivent être faites en dosant la rotation du poignet droit.

Pour le virage à droite :
De manière générale, il faut « ouvrir » l’angle d’attaque du virage en prenant au plus large possible à gauche. Le parcours de la machine dans la courbe doit tendre vers une droite avec point de tangence sur la droite à mi-parcours dans le virage (c’est comme cela que je le pratique), avec une sortie également large vers la gauche.
– Si la roue du panier se lève et que la route est large et dégagée, repasser la conduite en mode « SOLO » en repoussant le guidon à droite pour reposer la roue du panier, tout en décélérant. Attention, cette action fait que le side a tendance à partir vers la voie de gauche et on risque de faire un « tout droit » destructeur (c’est pour cela qu »il faut décélérer un poil pour remettre la machine sur la courbe en repassant la conduite en mode « SIDE », en tirant le guidon à gauche).

– Si la roue du panier se lève et que la route est étroite et encombrée, conserver la conduite en mode « SIDE », accélérer gentiment en se penchant vers le le panier (tout en serrant les fesses au risque de marronner le calcife). Si besoin, on peut également actionner gentiment le frein arrière qui aura pour effet de transférer le poids de l’équipage vers l’arrière et le centre de la courbe et d’aider à la pose de la roue du panier. Attention, ne jamais freiner du frein avant !
Avec de l’entraînement et à basse vitesse, il vous arrivera de maîtriser la levée de la roue du panier, surtout en ville… Je déconseille vivement la même approche sur route et à grande vitesse !

Ne pas oublier : « C’est quand tu as l’impression que tout va bien qu’il est facile de se planter ».
Pour prendre son pied en side (ou en moto) :

– Ne pas rouler trop vite,
– Anticiper les virages,
– Anticiper les freinages,
– Garder ses distances avec le véhicule qui vous précède,
– Anticiper les réactions des autres usagers de la route,
– Faire des bornes pour acquérir l’expérience,
– Et surtout utilisez le side-car que pour la ballade (à oublier si vous êtes pressé).

Bonne route !

Thierry à écrit :

Je viens de lire avec tristesse la mésaventure de Bernard -ce soir seulement, désolé- et j’espère que son épouse va bien. C’est le plus important, les tôles russes ne vaudront jamais les êtres chers.
Il m’est arrivé aussi une bricole du genre, on peut en lire le récit sur la page « Gloire et déboires » du site de l’Amicale. C’était en avril 2005 et peut-être le début d’une série. Phizo puis Laurent allaient connaître pareilles douloureuses expériences. Et ce mois-ci, c’est Bernard et son épouse qui trinquent. Ca fait réfléchir.
Depuis mon plantage, la bécane est réparée et mieux équipée, j’ai ajouté un petit mille bornes au compteur de mon Oural, dont près de 800 dans le panier. J’aime bien me faire transporter. Je suis plus à l’aise dans le panier qu’au guidon. Bref, je suis défranchi. Je roule seul avec 50 kilos de sable dans le panier, sur de petites routes de campagne. A faible allure: 60-70 à l’heure. Je fais gaffe à tout, alors ça va. Cela dit, j’aime bien aussi, c’est gai comme tout.
Je me demande si on peut dire un jour sans « galéger » qu’on est devenu un pilote chevronné de ces super sacrées machines. Je suis plutôt enclin à croire qu’elles réclameront toujours la prudence jamais excessive et l’humilité du débutant.
C’est peut-être bien peu de choses en regard du plaisir que nous procurent ces vaillantes motos russes. Par exemple ce côté rassembleur de personnes qui, sans elles, n’auraient jamais fait connaissance, ne fût-ce que de façon virtuelle par le biais de l’Internet (Heureusement, il y a les rencontres. Cela dit, ce serait bien d’organiser pareille fête à Givet. OK, Mickey?). Rouler sur une machine ancienne que l’on fabrique encore -dans sa philosophie- comme il y a 60 ans, c’est déjà pas mal; se représenter le contexte historique et l »évolution du monde dans lequel ces attelages russes continuent de rouler comme si le temps n’avait guère de prise sur eux, ça en jette. Enfin, tout simplement, se balader dans des décors familiers que l’on redécouvre en faisant « poum-poum-poum… », c’est un pied qu’il ne faut pas rappeler.
Bravo Bernard si bientôt tu repars sur trois roues. Et si tu quittes le petit monde de la moto russe, que ce ne soit pas pour ne t’en rappeler que cette seule aventure.
Amicalement,
Thierry
(Oural Tourist 2003)

Merci les gars pour votre participations